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Systèmes d'éclairage du Phare de Cordouan

Un laboratoire d’innovation lumineuse

Investi du devoir d’éclairer les hommes, le remarquable monument Cordouan n’a jamais oublié d’être un précurseur dans le domaine de l’éclairage. Attirés par le prestige du Phare des Rois, les meilleurs ingénieurs de France y ont expérimenté leurs innovations, laissant loin derrière le feu de bois de la tour médiévale…

Historique des systèmes d'éclairage

1611 : 1er éclairage du phare de Louis de Foix avec un feu abrité dans une lanterne.
Le feu, allumé à 37 m au-dessus de la mer, est abrité dans une lanterne, protégé par 6 fenêtres fermées. Un mélange de goudron, de poix et de bois brûle dans un bassin de cuivre. La fumée s’évacue par une cheminée en pierre de 6,5 m de haut. Bientôt, la cheminée sera fendue par la foudre… On brûlera désormais du blanc de baleine, une substance combustible contenue dans la tête de certains cétacés, dans un lanternon non vitré.

1664 : Combustion de blanc de baleine. Le lanternon avait été démoli, calciné par l’huile de baleine enflammée, il est remplacé par un bassin. Mais la diminution de la hauteur de feu entraîne la colère des marins.

1727 : Une lanterne en fer à ciel ouvert abrite un réchaud à charbon de terre.
Le réchaud à charbon de terre est placé sous un dôme qui réfléchit la lumière.
Le nouvel éclairage se révèle très couteux et difficile à entretenir : chaque jour, les gardiens doivent porter dans la lanterne les 225 livres de charbon qui seront brûlées dans la nuit.

1782-1791 : Cordouan adopte d’abord un système de réverbères fonctionnant à l’huile. 80 lampes sont associées à autant de réflecteurs en cuivre. La lanterne métallique fermée fait son apparition. Mais le feu ne se voit pas suffisamment. J. Teulère va procéder à différents réglages puis Cordouan va expérimenter une machine révolutionnaire mise au point par l’horloger Mulotin : un système rotatif à l’origine du 1er feu tournant.
La recherche scientifique s’efforce de faire progresser les systèmes d’éclairage des phares. Au centre de toutes les attentions, Cordouan sera le terrain d’expérimentation rêvé des ingénieurs.

1823 : La lentille de Fresnel fait son apparition à Cordouan. L’ingénieur Fresnel choisit d’installer son innovation, une lentille fonctionnant à l’huile de Colza, à Cordouan. La “merveille technologique” est un appareil lenticulaire composé de 8 panneaux et miroirs, concentrant la lumière par réfraction.

1854 : un nouvel appareil à anneaux catadioptriques éclaire la mer. Déjà, la lentille de Fresnel est détrônée par un appareil à anneaux catadioptriques, plus moderne. La lentille et la lanterne sont remplacées : ce sont celles que nous connaissons aujourd’hui.

1948 : Le phare est électrifié. Le gaz de pétrole avait été utilisé à partir de 1907 ; c’est désormais l’électrification du phare qui survient : 2 groupes électrogènes alimentent une lampe de 6000 watts, avec un écran tournant.

2006 : Le phare s’automatise et s’informatise. Une ampoule de 250 Watts et un nouvel écran tournant achèvent le nouveau système d’éclairage du phare.

Le feu de Cordouan porte désormais à 40 km en mer et assure aux marins le rythme immuable de ses trois battements de cils en 12 secondes.

A voir : la vidéo prise par les gardiens et publiée sur leur compte Facebook


lanterne cordouan