Le phare de Cordouan est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO ! Le phare de Cordouan est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO ! Le phare de Cordouan est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO !

De la végétation sur l’île

Le phare étant fermé au public depuis le 30 octobre dernier, les gardiens profitent du grand air pour poursuivre leur travail d’observation de la biodiversité. Ils ont d’ailleurs pu observer l’implantation d’une nouvelle végétation sur l’île près du phare.

 

Sur les grands coefficients, les gardiens accèdent à la nouvelle île de Cordouan, une île récente, créée par un banc de sable. Lors de leur dernière inspection, ils ont constaté l’implantation d’une végétation spontanée. Il s’agit de plusieurs pieds de roquette de mer, aussi appelée Cakilier maritime.

C’est une plante pionnière des dunes embryonnaires qu’on retrouve sur la plupart des côtes sableuses françaises. Elle est à l’aise dans les endroits où il y a eu auparavant des algues échouées car elle aime l’azote issu de leur décomposition. Ce qui explique qu’on la trouve en général au niveau de la laisse de mer. Ce n’est donc pas étonnant de retrouver ce type de végétation sur l’île.

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Ses feuilles caractéristiques sont lobées et très épaisses. Ses fleurs possèdent quatre pétales blancs ou rosés. Elles sont odorantes et attirent de nombreux insectes.

La roquette de mer se développe assez rapidement et forme des buissons sous lesquels se dressent de mini-dunes de sable. Cette espèce participe donc à la fixation de la dune. Une partie de ses graines tombe à proximité, d’autres peuvent flotter pour coloniser d’autres plages. C’est sans doute de cette manière qu’elle s’est implantée là.

L’implantation d’une végétation sur l’île augure de l’arrivée d’autres espèces. D’ailleurs, lors de leur prospection du 17 novembre, les gardiens ont découvert une seconde espèce, le chiendent des sables, autre plante typique des jeunes dunes. C’est aussi un végétal qui participe à la fixation du sable, grâce à ses racines mais aussi à ses feuilles qui captent les grains de sable dans le vent. Ces deux plantes pionnières préparent l’arrivée d’autres espèces par la suite.

Les gardiens du phare de Cordouan continuent leur travail d’observation de la biodiversité. Il faudra surveiller de près cette évolution. Affaire à suivre donc !

 

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