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Visite guidée du phare

Le Phare de Cordouan veille depuis plus de quatre siècles sur l’estuaire de la Gironde.


Prouesse architecturale réalisée en pleine mer… le phare s’élève majestueusement et dévoile la beauté de sa pierre de taille sculptée. 

Haut de 67,50 mètres, il offre une vue exceptionnelle en récompense de l’ascension des 301 marches qui mènent à la lanterne.

Rez-de-chaussée...LE VESTIBULE

 

Cette salle de plan carré est pourvue de niches d’à peine 3m² ayant servi de chambres aux gardiens pendant près de deux siècles. Aujourd’hui la « base vie » des gardiens (cuisine et chambres) est située dans la couronne du phare.

LE SAVIEZ-VOUS ? En levant la tête, on remarque un puits qui communique avec les étages supérieurs. Ces ouvertures, appelées oculus, ont été percées en 1789 pour permettre de monter tous les combustibles nécessaires au fonctionnement de la lanterne au sommet du phare sans avoir à emprunter les escaliers.



 

1er étage... L’APPARTEMENT DU ROI

“Aucun roi n’y a jamais séjourné”
 
Salle d’apparat voûtée avec un sol pavé de marbre, dont les murs sont décorés de pilastres ioniques.
C’est à partir du milieu du XVIIème siècle que les gardiens auraient commencé à utiliser cette salle pour cuisiner. A cette époque il n’y avait qu’une seule cheminée. C’est en 1789, à l’occasion de l’exhaussement de la tour, que le conduit est coupé et qu’une deuxième cheminée est ajoutée pour rétablir la symétrie.


LE SAVIEZ-VOUS ?

Les lettres “MTL” font référence à Louis XIV et à son épouse Marie-Thérèse d’Autriche.


Les bustes sont ceux de quatre savants du XIXème siècle : Léonce Reynaud et Léon Bourdelles (anciens directeurs des Phares et Balises), Charles François Beautemps-Beaupré (ingénieur hydrographe) et Augustin Fresnel (physicien).

 


 

2ème étage... LA CHAPELLE ROYALE


“Véritable célébration de la monarchie catholique”
 
Cette salle donne à Cordouan son caractère unique. Des cultes y sont encore exceptionnellement célébrés.
Si les bustes de Louis XIV et Louis XV ont été enlevés au moment de la révolution, l’inscription à la gloire des deux rois située au dessus de la porte, a été conservée, de même que les monogrammes d’Henri III et Henri IV. Le buste au dessus de la porte est celui de Louis de Foix architecte chargé d’édifier la tour en 1584.

A noter : le sol en marbre de Sainte-Anne, les pilastres corinthiens et la coupole à caissons dans le style architectural de la Renaissance.


LE SAVIEZ-VOUS ? Les vitraux, réalisés par le maître verrier Lobin, n’apparaissent qu’en 1855. Ils ont été restaurés en 1946. C’est à cette occasion qu’une colombe a été ajoutée sur le vitrail de gauche ainsi que l’inscription « avril 1945 » pour commémorer la libération de Royan.

 


 

3ème étage... LA SALLE DES GIRONDINS


“L’exhaussement de la tour, un véritable défi technique”
 
En 1786, il est décidé de surélever la tour du phare de plus de 20 mètres pour faciliter le guidage des bateaux.
Ce défi scientifique, technique et architectural est confié à l’architecte Joseph Teulère, qui souhaite conserver l’intégrité de l’oeuvre de son prédécesseur, Louis de Foix.

A noter : la qualité de la découpe de la pierre.
Lors de la surélévation, le positionnement de chaque bloc a été défini avant la taille. Une plaque en laiton commémore le travail de Joseph Besse aîné, responsable de la taille des pierres.


LE SAVIEZ-VOUS ? Après 1789, Teulère craint beaucoup pour ce symbole monarchique qu’est Cordouan. Il veut donner des gages aux révolutionnaires. C’est ainsi qu’il aurait baptisé cette salle du nom de l’assemblée des Girondins et fait enlever de la chapelle les bustes de Louis XIV et Louis XV.

 

 

4ème étage... LA SALLE DU CONTREPOIDS


“Réglé comme une horloge”

Salle qui a accueilli, jusqu’en 1987, le contrepoids qui servait à rythmer le feu dans la lanterne.
Un contrepoids entraînait une machine de rotation, entraînant elle-même un cache tournant autour de l’ampoule, permettant ainsi d’alterner lumière et obscurité.
Le phare de Cordouan a été l’un des premiers au monde à employer cette technique, issue de l’horlogerie, inventée en 1780 en Suède.


LE SAVIEZ-VOUS ? Le poids terminait sa trajectoire dans un bac à sable positionné à ce niveau et les gardiens le remontaient toutes les trois heures.

 

 

5ème étage... LA SALLE DES LAMPES


“Du bois à l’électricité”

Salle utilisée à l’origine pour stocker le matériel d’éclairage.
Depuis le premier allumage de la tour de Louis de Foix en 1611 jusqu’à aujourd’hui, plusieurs combustibles ont été utilisés pour assurer l’éclairage du phare.
 
  • 1611 mélange de bois, de poix et de goudron
  • 1664 blanc de baleine
  • 1717 charbon de terre
  • 1790 mélange de blanc de baleine, d’huile d’olive et d’huile de colza
  • 1823 huile de colza
  • 1870 huile minérale
  • 1907 gaz de pétrole
  • 1949 groupes électrogènes
 

 

6ème étage... LA CHAMBRE DE VEILLE


“L’ancienne salle de travail des gardiens ”

Salle à partir de laquelle les gardiens effectuaient le travail de surveillance de la lanterne. Deux lits à alcôves permettaient de s’y reposer. Les rapports de surveillance, indiquant les heures d’allumage et d’extinction, les consommations et les évènements exceptionnels y étaient également rédigés.


LE SAVIEZ-VOUS ? Un astucieux système de miroirs pouvait permettre aux gardiens de vérifier le bon fonctionnement du feu depuis leur lit.

 

 

Au sommet... LA LANTERNE


“Un panorama grandiose ”

Après avoir gravi les 301 marches, l’accès à la coursive extérieure (limitée à 25 personnes) offre une vue à couper le souffle. Au-dessus se trouve la salle de la lanterne (fermée au public). L’ampoule de 250 watts a une portée lumineuse de près de 40km.
Cordouan au coeur des innovations technologiques

La plupart des inventions, qui ont bouleversé la signalisation maritime, ont été testées sur le phare de Cordouan.
1790 : premier phare français à expérimenter un système de réverbères paraboliques allié à un mécanisme de rotation (établi par Joseph Teulère et le chevalier Borda).
1823 : l’appareil à lentilles tournant d’Augustin Fresnel y est expérimenté pour la première fois. 

A noter : Le phare est électrifié en 1949 et automatisé en 2006. Aujourd’hui, cinq groupes électrogènes alimentent les batteries qui desservent les installations du phare.


LE SAVIEZ-VOUS ? La couleur des faisceaux lumineux envoyés constitue une aide à la navigation pour les bateaux qui entrent dans l’estuaire de la Gironde.

Le secteur vert indique la passe principale de l’Estuaire, dite passe de l’ouest, utilisée par les navires de commerce de fort tonnage. La passe sud, marquée par le secteur rouge, est empruntée par les navires de plus faible tirant d’eau.

 

 

Rez-de-chaussée... L’APPARTEMENT DE L’INGENIEUR


Deux salles lambrissées de chêne étaient à la disposition des ingénieurs du service des Phares et Balises qui venaient contrôler le phare.


En 2014, ce logement a été restauré. Les volets intérieurs ont pu être restitués grâce à un modèle retrouvé dans la cave. Les lambris ont été refaits sur place pour ne pas perdre leur courbure caractéristique.
 

A noter : entre le salon et la chambre, un astucieux système de pantographe permet d’avoir une parfaite isolation phonique et thermique.